Lundi 29 septembre 2008
Mercredi soir ma belle m'a trainé pour le deuxième fois de l'année, voir son barde favori, à Bourgoin-Jallieu, une ville du nord Isère à 1 heure de Grenoble.
Je redoutais le pire, le bougnat bougon ayant décidé par une de ces élucubrations cérébrales, de jouer solo "tout seul avec sa guitareu pourrie" comme le dit Renaud à chacun de ses concerts au moment ou les musicos s'en vont pour le laisser jouer son medley de "vieilles". Eh bien j'ai pas été déçu !
Mais laisse moi tout d'abord te parler de Sanseverino. Il était ce matin sur France inter [Ecouter], dans "eclectik" l'emission de Rebecca Manzoni, que j'écoute rarement... mais là, je passais devant... suis resté scotché. Bon d'accord, j'aime bien Sanseverino. Je l'ai déjà dit ici en relatant son concert d'Aix les bains.
Ce que j'aime, c'est son côté positif. Avec lui pas de bons ni de méchants, mais des choses qu'il aime, dont il parle abondament et d'autres qu'il n'aime pas, circulezn y a rien à voir. Il ne distribue pas de bons points même s'il n'hésite pas à taper sur les cons. Sa musique est légère, optimiste, sautillante, entrainante, re-dynamisante. T'as pas le moral ? Ben, c'est simple, tu mets un de ses trois albums (hors les live) sur ta platine et ça y est ! Tu peux jeter ta boite d'anti-depresseurs. Ce n'est certes pas le seul artiste à me faire cet effet : Strokes, Beatles, c'est du pareil. Ses concerts sont toujours différents, à trois (avec deux accordéonistes) à six (avec les comparses Cremonini, Legeay et j'en oublie...) ou à plus (avec les cuivres et les "strings"), c'est pêchu, enlevé, nerveux, pas enervé. Du bonheur, rien que du bonheur.
Voui, c'est bien tout ça, me diras-tu, mais le concert de Murat ?
Ben, c'est juste tout le contraire. Et je dirais que le concert solo ne fait pas le soliste, que la "douze cordes" ne fait pas le guitariste (on en a connus de plus inspirés), et que les vacheries ne font pas l'humoriste. Faut vraiment aimer ses textes pour apprécier une si minimaliste performance (au sens anglais du terme), mais désolé, je ne suis pas romantique, je préfère noyer mes soucis dans les douzes mesures et le Jack Daniels.
J'avais imaginé en rigolant de ça avec mes copains (qui se moquent gentiment de moi), que la solution pour que ma femme ne m'emmène plus, serait de draguer ostensiblement ma voisine (*). Mais outre qu'une fois sur place, je n'y ai plus pensé, c'est elle qui m'a piqué l'idée, sautant sur Alain Bonnefond, autre chanteur neurasthénique, que Murat avait amené dans ses bagages comme technicien guitare, puis ensuite sur son voisin de gauche qui avait l'air d'être aussi fan qu'elle, aussi "transporté", et qui en plus semblait connaitre le maitre. Arf !
(*) Oui, je pourrais aussi lui dire tout simplement "non"... mais je ne sais rien refuser à ma femme. C'est con, non ?
Je redoutais le pire, le bougnat bougon ayant décidé par une de ces élucubrations cérébrales, de jouer solo "tout seul avec sa guitareu pourrie" comme le dit Renaud à chacun de ses concerts au moment ou les musicos s'en vont pour le laisser jouer son medley de "vieilles". Eh bien j'ai pas été déçu !
Mais laisse moi tout d'abord te parler de Sanseverino. Il était ce matin sur France inter [Ecouter], dans "eclectik" l'emission de Rebecca Manzoni, que j'écoute rarement... mais là, je passais devant... suis resté scotché. Bon d'accord, j'aime bien Sanseverino. Je l'ai déjà dit ici en relatant son concert d'Aix les bains.
Ce que j'aime, c'est son côté positif. Avec lui pas de bons ni de méchants, mais des choses qu'il aime, dont il parle abondament et d'autres qu'il n'aime pas, circulezn y a rien à voir. Il ne distribue pas de bons points même s'il n'hésite pas à taper sur les cons. Sa musique est légère, optimiste, sautillante, entrainante, re-dynamisante. T'as pas le moral ? Ben, c'est simple, tu mets un de ses trois albums (hors les live) sur ta platine et ça y est ! Tu peux jeter ta boite d'anti-depresseurs. Ce n'est certes pas le seul artiste à me faire cet effet : Strokes, Beatles, c'est du pareil. Ses concerts sont toujours différents, à trois (avec deux accordéonistes) à six (avec les comparses Cremonini, Legeay et j'en oublie...) ou à plus (avec les cuivres et les "strings"), c'est pêchu, enlevé, nerveux, pas enervé. Du bonheur, rien que du bonheur.
Voui, c'est bien tout ça, me diras-tu, mais le concert de Murat ?
Ben, c'est juste tout le contraire. Et je dirais que le concert solo ne fait pas le soliste, que la "douze cordes" ne fait pas le guitariste (on en a connus de plus inspirés), et que les vacheries ne font pas l'humoriste. Faut vraiment aimer ses textes pour apprécier une si minimaliste performance (au sens anglais du terme), mais désolé, je ne suis pas romantique, je préfère noyer mes soucis dans les douzes mesures et le Jack Daniels.
J'avais imaginé en rigolant de ça avec mes copains (qui se moquent gentiment de moi), que la solution pour que ma femme ne m'emmène plus, serait de draguer ostensiblement ma voisine (*). Mais outre qu'une fois sur place, je n'y ai plus pensé, c'est elle qui m'a piqué l'idée, sautant sur Alain Bonnefond, autre chanteur neurasthénique, que Murat avait amené dans ses bagages comme technicien guitare, puis ensuite sur son voisin de gauche qui avait l'air d'être aussi fan qu'elle, aussi "transporté", et qui en plus semblait connaitre le maitre. Arf !
(*) Oui, je pourrais aussi lui dire tout simplement "non"... mais je ne sais rien refuser à ma femme. C'est con, non ?
Une petite salle de 500 (?) places même pas
pleine à craquer. Déplace pas les mêmes foules que le belge, notre auvergnat... Public de fans, donc. Moi, c'est pas pareil, j'étais en mission, j'accompagnais une fane, une vraie. De ses yeux
bleus certes, mais aussi et surtout de ses paroles. De sa musique aussi, oui ma puce, je vais le dire, t'inquiète pas ! Moi, y a que la musique qui m'interesse. Celle de Murat, disons que c'est du
rock langoureux, parfois un peu énervé. Quant aux paroles, je les range plutôt dans les dommages collatéraux, selon la fine expression de notre ami Bip, le jardinier d'Orly.