sablier janvier 2009

Samedi 17 janvier 2009

La tripoteuse de tête est rentrée de vacances. On se revoit donc, dans le moelleux de son cabinet. Tout est doux chez elle, les tapis, le fauteuil, son sourire, ses yeux. Pas sa voix. Elle a le phrasé râpeux. Toujours au bord de la quinte de toux. Tu sais cette voix éraillée dont le rire gras qui termine parfois ses phrases fait irrésistiblement penser au torrent de cailloux de Nougaro.

"Comment peux-tu la savoir, une tripoteuse de tête, ça ne doit pas souvent se taper sur les cuisses pendant une séance !"

Ouiiiiiiiii, mais ce n'est pas parce qu'elle m'aide à extirper du tréfonds de mes pensées les strates de boue dans lesquelles je m'enlise qu'il n'y a la place à un petit éclat de rire salvateur, à des moments d'humour. Celui derrière lequel on cache son désespoir par politesse fit aussi partie de la thérapie, de le remontée vers la surface.

Et puis, t'es bien toi ! elle a droit aussi à sa soupape de sécurité, face à toute cette souffrance qui sue de son divan elle a besoin d'une petite "respiration".

Mais plus que son rire, c'est son regard qui est pour moi le meilleur encouragement. Pendant la séance de tripotage de tête, je ne la vois pas, mais juste avant que ça ne commence, lorsqu'elle vient me chercher dans la salle d'attente, ses yeux disent "N'aie pas peur, jette toi à l'eau, exprime tout ce qui est en toi, creuse toujours plus profondément". Lorsqu'elle me reconduit, ils disent "Ca fait mal, je le sais (comme si elle aussi était passée par là), mais tu sais aussi qu'après, demain, après-demain, tu iras mieux, tu seras plus léger et tu trouveras en toi le courage de revenir. Je t'attends".

Ses yeux, son rire, le « gratt-gratt » que fait la plume de son stylo sur le papier pendant qu'elle noircit les pages et les pages de mon histoire, voila tout les souvenirs que je veux garder au fond du coeur.



Ce billet est le cinquième grain des sabliers givrés de Kozlika sur une amorce de Benjamin.
Par Bille
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Vendredi 16 janvier 2009
Puisqu’un (ou une) internaute est arrivé(e) ici en tapant dans son moteur de recherche favori « comment se faire dévierger + image », je vais me permettre de donner quelques conseils à ce sujet, afin que les suivants qui viendraient par le même chemin ne soient pas déçus.
En effet, d'une part, je ne veux plus d'images sur mon blog et d'autre part, je démarre une nouvelle version de mes célèbres cours d'éducation sexuelle par correspondance.
Les images laissent trop peu de place à ... l'imagination. C'est le problème de l'époque : aujourd'hui, on peut tout montrer, ou est le mystère ? Le sexe nous apparaît dans sa réalité la plus crue. On nous mâche le boulot, ça nous gâche la libido...
Alors, tout comme Mr Cyclopède, inspiré par sa nécessaire "minute", je propose désormais des cours textuels d'éducation sexuelle qui permettront à mes chers lecteurs et lectrices de par le vaste monde de laisser libre cours à leur imagination.
Un petit exemple, avec cette position dite du "sablier givré" tiré edu kama soutra :
Ca, là, ça ici, non pas comme ça... oui, voilà ! Oh oui, oh, c'est bon, oh là-là ... !!

Renversant, non ?

Ce billet est ma participation au quatrième grain des sabliers givrés sur une amorce de Kozlika.
Par Bille
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Jeudi 15 janvier 2009
Oups, ça fait bizarre, non ? Avant, il me parlait de mon succès assuré en amour, de mon impatience coupable au travail, de mes relations sociales assymétriques et là, une citation sur les gens qui se croyaient indispensables. J'ai pourtant énormément investi dans ce poste, j'ai mis en oeuvre ses idées, tout fait pour lui ressembler, dans l'action, à la hussarde, comme lui. Misant tout sur la comm', les effets d'annonce. Bon, j'ai parfois été un peu maladroite, blessé des tas de gens... Ils s'en remettront ! Est-ce qu'on m'a épargné, moi ? Cette vile cabale à propos de mon diplôme, par exemple.
A l'heure ou j'écris ces lignes, cher journal, on ne sait pas encore, mais je le sens, il va me remplacer, me mettre sur la touche. Qu'importe, j'aurai du temps pour m'occuper de Zora... à moins que... si j'écrivais à Colin ? Il est maintenant dans l'entourage de Barrack.
Voyons, ou est mon Mont blanc ?

Voici donc ma participation au 3ème grain des sabliers givrés sur une amorce de Saperli.
Par Bille
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Mercredi 14 janvier 2009
Lundi, je fus pris d’un grand coup de blues. Alors je suis allé faire un tour du côté de mes balades adolescentes.
J'avais 14 ans en 1969, j'étudiais dans un lycée de garçons après avoir passé toute ma prime scolarité dans une Ecole communale de ... garçons. Inutile de dire qu'à l'âge ou bouillonne la sève, le seul truc qui nous interessait en dehors de la musique, c'était les filles. Lointaines, intouchables, mais merveilleuses filles... dont on imaginait ou fantasmait bien plus de choses qu'on en savait rééllement. Nos grands ainés avaient lancé la libération sexuelle, mais ce serait gonflé, voire réécrire l'histoire que de dire qu'on en a profité tout de suite, ou au moins autant qu'eux. Et pourtant la "chose" nous "travaillait" les neurones... pis le reste.
Sur le plan musical, 1969, c'est l'année de la sortie du premier album de Santana, d'Abbey road, Ummagumma, Led Zeppelin II, Tommy, Chicago Transit Authority et tant d'autres ... Quarante ans plus tard, ils m'accompagnent toujours au quotidien et toujours ils m'épatent !
Mais 69 c'est aussi Woodstock ! Et encore, le tube de Gainsbourg qui sera l'hymne de l'année et accessoirement, le slogan de ma classe de troisième : "69, année érotique !" en alternance avec "l'érotisme ne passera pas !", emprunté à Charlie hebdo, hurlé dans les couloirs du lycée entre deux salles de classes. La contradiction entre les deux affirmations est assumée, voire revendiquée. Tout est bon pour emm... les adultes.
Mais c'est finalement une époque ou j'avais plus souvent le blues qu'aujourd'hui... empêtré que j'étais dans des sentiments passionnels, des désirs irréalisables et des aspirations fantasmagoriques... et une grande timidité.
Quarante années après, une psychanalyse, des enfants et quelques coups de pieds au culs plus tard (merci au cardinal et à Babylone) je me sens mieux. 
Alors, oui, je me penche parfois sur mes balades adolescentes et j'en reviens tout ragaillardi, en me disant c'est mieux maintenant.

Ce billet constitue ma deuxième participation (grain numéro 2) aux Sabliers givrés sur une amorce de Malgven
Par Bille
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Mardi 13 janvier 2009
Et si, je me disais l’autre jour après avoir entendu une programmation musicale appropriée, et si la femme des “yeux revolver” (Marc Lavoine) et la “femme libérée” (Cookie Dinger) était une seule et même personne. Je me rends compte que j'ai toujours aimé ça, faire se rejoindre des lignes qui paraissent parallelles… Ou plus exactement imaginer une vérité différente derrière une réalité toute bête.
La vérité, les apparences, qu'est-ce donc que tout cela ? Depuis Emile Ajar, on peut tout imaginer : Cookie Dingler et Marc Lavoine pourraient être un seul et même homme ! Qui chanterait les différentes facettes d'une femme aimée, ou fantasmée.
Ce qui est troublant et conforte ma thérorie, c'est qu'il y a d'importants points communs entre les deux chansons. D'ailleurs, fais un truc tout bête, colle les paroles de l'une derrière celle de l'autre, peu importe l'ordre, sors ta guitare, oublie tout, fais le vide dans ta tête... oui, je sais pour un mec, c'est plus facile... plaque trois ou quatre accords A B E ou F# A D E, par exemple (Oui, je sais, ça fait "fade", mais c'est surtout "What is it" de Mark Knopfler) et chante en lisant tout le texte. Etonnant, non ?
Sans doute que les chansons d'amour se ressemblent-elles toutes... sans doute l'époque marque-t-elle la production artistique. On dit parfois d'une oeuvre qu'elle est "datée". Tout cela est vrai, certes mais si... si la vérité était ailleurs...
Allez, gambergeons, imaginons ! Ce blog est-il bien mon blog ? Suis-je bien Rock'npop ? Kozlika ne serait-elle pas derrière tout cela ? Tiens, je te le donne en mille : c'est Kozlika, qui rédige tous les billets de ce sablier ! Ah, ah ! t'es surprise, pas vrai ?
Mais c'est normal ! T'avais bien compris qu'elle aime écrire, ben ce que tu ne savais point c'est qu'elle est boulimique !

J'ai beaucoup lu Philipp K Dick qui a écrit quelque part "La réalité n’est qu’un point de vue".

Ce texte est ma participation au premier sablier givré initié par Kozlika sur une amorce d'Agaagla.
Toi aussi, tu peux jouer, voir tous les détails ici
Par Bille
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