coups de coeur

Vendredi 30 janvier 2009
Bon, d'accord, on était tous dans la rue hier. 60 000 à Gre. Soit, à la louche, le tiers de la population de la ville. Ou si tu préfères mieux, 10% de l'agglo !
Ce qui veut dire aussi qu'on était en gréve... donc qu'on a perdu des sous.
Tous dans la rue, alors qu'il faisait froid, pour dire NON à la politique de casse  l'Etat et de la fonction publique. Peut-être que chacun y était pour des raisons personnelles (moi, c'était juste pour défiler avec mes copines de la CGT), mais le préavis des syndicats était clair : Arrêt des suppressions d'emplois dans la fonction publique, relance du pouvoir d'achat.
Bon, et maintenant, on fait quoi ?
On reste mobilisés, c'est bien...
On se prépare pour la prochaine : la lutte contre le projet de loi sur la mobilité qui NE DOIT PAS passer, sinon, il ne nous reste plus qu'à attendre, la tête sur le billot, c'est encore mieux...
Ou on se bouge encore un peu plus pour faire tomber ce gouvernement de casseurs, élu par des vieux sur des motifs sécuritaires et qui (les casseurs) essaient de nous faire croire que les français se sont convertis au libéralisme alors que Madelin n'a jamais dépassé 6% dans ce pays...

Si tu doutes, si tu te poses encore des questions, il est plus que temps d'aller voir du côté de ceux qui proposent une vraie alternative au libéralisme :
Moi j'hésite encore... d'autant que je viens d'apprendre une triste nouvelle (Le Monde)

Le magazine mythique français Pif gadget, fondé en 1969 sous l'égide du Parti communiste français et véritable phénomène de presse des années 70-80, a été placé en liquidation judiciaire, a-t-on appris mercredi 21 janvier.

Ce journal dont l'ancêtre "Vaillant" accompagnait l'Huma de ma mère et m'offrait mes premières bandes dessinées disparaît donc. C'est toute ma jeunesse qui fiche le camp...

(Tu constateras qu'il n'y a -comme souvent dans mes billets- aucun rapport entre cette dernière nouvelle et le début du billet... ce texte est donc "total-foutraque". A moins que ... comme dans les paroles d'une chanson de Renaud, le message subliminal que j'essaie de faire passer est  que je suis un "marxiste tendance Pif le chien" ???)
Par Bille
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Samedi 3 janvier 2009
Eh bien cette année ne commence pas sous les meilleurs auspices. A toi, fidèle lectrice, je souhaite tout ce qu'il y a de bon de beau et de doux, sur cette planète.
Mais pour moi, je ne souhaite rien, je n'espère rien et à vrai dire je n'attend plus rien.
Ces quatre dernières années j'ai essayé de croire qu'on pourrait rattraper le temps perdu, reconstruire une vie commune. Tout en me demandant comment ma femme pouvait oublier son amour impossible, j'ai fais ce que j'ai pu pour maintenir un semblant d'entente cordiale.
Mais cette fin année 2008 consacre la rechute et l'enterrement de première classe de tous mes espérances. Soit je n'ai pas été à la hauteur, soit la mission était impossible.
Mon pote Djack prétend qu'il n'y a pas de forteresse inaccessible, il n'y a que de mauvais assaillants... Je ne suis donc definitivement pas l'homme de la situation. Je vais donc essayer de reconstruire à nouveau mais cette fois, juste moi. Tout seul...

Ma playlist de la semaine sera donc "La vie de chateau" d'Art Mengo. Bien sûr, ce n'est pas l'artiste le plus en vue, ni son disque le plus récent. Mais il m'a tout particulièrement marqué lorsqu'il est sorti -je t'en reparlerai plus tard- et je viens de le redécouvrir. Pour l'instant on est en pleine mélancolie et ce titre est tout à fait de circonstances :

Découvrez Art Mengo!
Outre qu'il est très beau (le disque), il est très dur de décrypter la mélodie... je n'ai trouvé qu'une partition celle de ce morceau, pour "le temps perdu", je cherche encore...

Excuse moi une seconde, mais faut que j'aille pisser...
Par Bille
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Vendredi 9 mai 2008
Ah ouais, j't'avais pas dit ? Je suis un "fanatique de l'aviation". PAFDepuis des lustres, j'aime les avions et j'en ai même monté des maquettes (jusqu'à l'adolescence, ensuite c'est la musique et la moto qui ont dominé mes loisirs).
J'habite pas loin d'une célèbre école préparatoire au métier de pilote de l'armée de l'air. Aussi, régulièrement voit-on passer dans le ciel, un ou deux avions de chasse, arrivant toujours par le sud (Orange ? Salon-de-provence ?).
Ils viennent faire un tonneau au dessu de l'école, puis repartent. On dit que ce sont d'anciens élèves, ou des pères qui viennent faire un petit coucou aux rookies en formation.
Mais ce matin, c'est autre chose. Même s'il ont fait moins de bruit qu'un seul mirage 2000, ce n'était pas moins de huit alphajets de la PAF, la célèbre Patrouille de France.
Trois passages et puis s'en vont. Je les ai shootés à leur retour vers le sud.
Par Bille
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Jeudi 1 mai 2008
Avec la gauche. Ou plus exactement, ce qu'il en reste.
dans la rueCe matin, on était pas nombreux à défiler dans la rue. Même pas les deux tiers du cortège des dernières manifs. Soit les gens n'y croient plus, soit ils se lassent, soit ils sont d'accord avec la politique que mène le gouvernement. Soit ils n'ont pas compris ce qui se trame. Je ne peux pas croire qu'ils soient tous partis pique-niquer. Mais c'est vrai que le beau temps matinal incitait plus à mettre un plaid et des sandwichs dans le coffre, et à filer vers le sud, que des drapeaux rouges et un badge CGT et filer vers la gare, lieu traditionnel de départ des manifs. Je n'ai rien fait de tout ça, j'ai pris mon fidèle tornado et pédalé vite pour arriver à l'heure. Comme d'hab, je l'ai déposé exactement entre le départ et l'arrivée... Malgré mon pessimisme actuel -je suis persuadé que ce qui se met en oeuvre en ce moment est très grave, engage l'avenir de tous, jeunes comme vieux- une certaine jubilation m'a tout de même saisi à l'approche du cortège. banderoleLa banderole de tête est bien sympa, dans les premiers manifestants on trouve beaucoup de lycéens, il y a évidemment un gros bataillon CGT, un tout petit CFDT, le PCF est là. Mince, il en reste ! Oui mais t'as vu, y a qu'des vieux... Oh dis-donc, il y a même une délégation PS. Je me demande ce qu'il peuvent bien faire ici. J'ai le sentiment que Madame Royal n'aurait pas fait différement de président Bling-Bling. Peut-être dans la manière... Et puis encore et toujours les jeunes trublions des alternatifs-anar-squatters, mal habillé, beaucoup de dreadlock, mais de l'energie à revendre. Je me sens toujours plus à l'aise avec des mômes comme ça qu'avec des yuppies-costard-cravate-grande-école-de-commerce.... Vers la fin du cortège, les sans papiers et ceux qui les soutiennent courageusement, qui risque la tôle pour ça alors que ceux qui les emploient son,t reçus à Matignon. Brice, appelle la police !!!! RESF avec des mômes et tout à la fin "ni pauvre, ni soumis" les handicapés qui luttent avec dignité pour obtenir plus que l'aumone des 685 Euros qu'on leur octroie généreusement. Bon ok, ces loosers n'ont pas de yacht à prêter et président Nicolas, n'est pas leur ami... J'ai retrouvé les mêmes copains/voisins/connaissances que d'habitude, on a marché deux heures et demain tout sera exactement comme hier, en plus moche. C'était ton envoyé spécial favori, en direct de la rue... [Edit du 2 mai 2008 à 16:22] Ce matin au petit déj', France inter, ma radio, dont je déplore chaque jour un peu plus, qu'elle bascule, chaque jour un peu plus, à droite, France inter, donc, m'apprend que Grenoble a vu la plus grosse des manifs de province. Et bien, c'est gai !!!!
Par Bille
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Lundi 21 avril 2008
C'est grâce à Laurent Lavige (France Inter, émission "sur la route" ce soir vers 21h15) que je retrouve ce tube mémorable de l'année 1968.
Ce fut mon premier 45 tours, j'avais même pas 14 ans, mes premiers bons résultats scolaires venaient de tomber, mon père changeait de boulot, il quittait l'usine pour devenir prof. Ma mère sans doute rendue euphorique par l'avalanche de bonnes nouvelles, m'a permis de choisir deux disques. L'un d'eux était de Barry Ryan : Heloïse. Arf !!!
Ce disque m'a donné envie d'être batteur (J'adorais la reprise, le break, vers la fin du morceau).
Par Bille
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Mardi 1 janvier 2008
A tous ceux que j'aime, je souhaite une bonne et heureuse année 2008
Par Bille
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Samedi 22 décembre 2007
J'ai bien essayé de t'appeler pour te souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année, mais je ne suis pas parvenu à t'avoir.
La preuve :

Alors voilà, je te souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d'année !
Par Bille
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Jeudi 11 octobre 2007
Je suis dans l'entre-deux. Entre-deux bouquins. J'ai fini "jeu de société" de David Lodge et je te le recommande. J'ai adoré !
Entre deux bouquins :
"de quoi qu'ça parle, comme liv', maame Michu ?" Deux personnages s'affrontent sur leur vision politico-économique de la société dans l'Angleterre de Margaret Thatcher. On y trouve aussi, de manière sous-jacente, une critique de la société de classes, mais c'est un thème qui semble traverser tous les romans de DL. Les deux premiers tiers du roman sont palpitants. Puis il y a des p'tits moments faiblards, un peu "à l'eau de rose", la fin est "limite hollywoodienne", mais l'ensemble est tout de même bien noir.
Entre deux idéaux :
Ce qui m'a le plus plu, c'est l'affrontement des deux idéaux, deux visions de la société totalement opposées et leur évolution l'une vers l'autre au cours du roman. Je me pose beaucoup de questions sur ma propre vision de la société et sur mon idéal politique. Je suis de gauche, (comme Robyn, mais orphelin politiquement, alors qu'elle est franchement marxiste) et mes copains sont soit sociaux-démocrate, soit carrément de droite, et leurs idées sont maintenant au pouvoir. La contradiction entre les deux, je la ressent aussi en moi. C'est vachement compliqué tout ça. Mais j'adore discuter, y a peu de choses qui passionnent autant que la confrontation des idées politiques. Bref, j'ai aimé cette peinture qui ne prend pas parti, qui renvoie un peu les deux dos à dos. Ou c'est moi qui interprête selon mes doutes du moment ? Oui, je doute qu'il y ait une solution.
J'espère pouvoir emprunter "j'étais derrière toi" aujourd'hui à la bib'. Glisser mes pas dans les tiens. Entrechats ?
Edit du 11/10 à 18:01 : Je l'ai ! Mmmmmmmmmmmmmmmmm.
Par Bille
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Samedi 1 septembre 2007
Le mois de quoi ? dit le Schtroumpf grognon.
Ben, des anniversaires ! Oui, mais des anniversaires, y en a tous les mois. Pis même tous les jours !! Ben, oui, c'est pourtant vrai !
Mais c'est l'anniv' de Fred (je ne sais même pas quand exactement. On le saura sans doute ce soir). Alors j'ai eu envie de lui chanter la p'tite chanson de circonstance. Je me suis mis à la guitare, ai convoqué les Beatles. Ca donne ça : (tend l'oreille) -note du 3/9 : la video est visible tout en bas de l'écran. Nooooooooon, descends pas tout de suite, finis d'abord la lecture de ce billet-
Je suis bien conscient que c'est plutot un massacre... mais je suis de l'avis de monsieur de Coubertin.
Allez, c'est un cadeau pour celles et ceux dont c'est l'anniv' ce mois-ci. Je pense à vous.
Sur daily motion
Par Bille
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Jeudi 9 août 2007
Depuis que je suis haut comme trois bananes, j'entend, j'écoute la radio, je vis avec la radio et parfois même, je vis par la radio.
La radio a toujours fait partie de mon environnement sonore. Ma mère la met en marche dès le matin. Pendant ma scolarité de primaire, c'est elle qui me réveille. Avec la douce voix et la gym de Robert Reynaud. Le poste est un vieux " radiola " à lampes.
Dès mon plus jeune âge, je suis fasciné par l'appareil, Souvent, j'écoute en le regardant, lisant et relisant sur la façade les noms des stations, très mystérieux pour moi : Suddeutsche, Hilversum, Prague, Saarbrucken, Sottens, Beromunster, Lisbonne, Monte Ceneri, BBC Home… je voyage !
Lorsque la première télé fera son apparition à la maison, j'aurais enfin le droit de lui ouvrir le ventre. Le pauvre n'en réchappera pas ! !
Au cours de mon enfance, le France inter de l'époque diffuse la chanson française : Ferré, Barbara, Brel et Brassens, pas trop de yéyés… mais tout de même quelques titres des Beatles.
Au cours de l'année 1967, pendant ma quatrième, avec un copain de classe, on écoute religieusement, chacun de son côté, " l'apocalypse est pour demain " de Jean Yanne et le lendemain, au bahut, on commente et on s'échange les meilleurs morceaux. C'est corrosif, turbulent, évidemment nos parents n'aiment pas. On est trop jeunes pour avoir apprécié Pierre Dac, Jean Yanne sera notre mentor. Sa voix, son accent parisien, son culot nous enchantent. L'émission se termine par une " chaîne de la haine " dont je ne me souviens plus trop.
Mai 1968, on suit les événements à la radio : l'annonce des usines qui se mettent en grève, les manifs, le spectre du rationnement de l'essence, de l'huile et du sucre.
Mais la télé va débarquer en 1969. C'est tard, bien sûr et encore, c'est un modèle en noir et blanc, mais magique tout de même. Le samedi ou trois américains marchent sur la lune, c'est sur la télé qu'on suit l'évènement. La radio résiste, avec un copain, je découvre la radio pop rock " Radio Luxembourg ". Ouh là, non, non, pas celle des grosses têtes, mais une petite ( ?) radio qui doit émettre depuis un bateau situé au large de l'Angleterre, dans les eaux internationales(*). Le signal est très variable, la notion d'onde prend tout son sens : c'est parfois inaudible, le son disparaît puis revient, mais on y entend des perles et surtout, c'est 100% rock Anglo-saxon. Milieu des années 70, la nuit, j'écoute le pop club de José Arthur avec Patrice Blanc-Francart, je découvre Queen. Exit Blanc-Francart (" Bonjour, c'est pop2 ", vous vous souvenez ?) voici Bernard Lenoir. La programmation change un peu.
 Pendant mon service militaire, je découvre les radios périphériques. RMC sur laquelle on suit les matches de l'ASSE et, à midi, le " quitte ou double " de Zappy Max. Première surprise, on y gagne des somme bien supérieures aux 1000 francs du " jeu des… ", et deuxième surprise, il suffit de répondre à des questions … euh … passons. Les " périphériques " sont bruyantes, braillardes, vides de sens, la pub y est envahissante alors qu'elle est totalement inconnue sur Inter.
Ma femme va me faire délaisser la pop et le rock, pour un temps, et apprécier la chanson Française. On écoute alors Jean-Louis Foulquier, qui nous a fait acheter quelques perles aujourd'hui totalement oubliées : Boris Santeff, Gilles Langoureau.
Années 80. Les socialistes au pouvoir libèrent la radio, c'est l'explosion de la bande FM. On parle encore de " radios pirates ", mais les flics ne débarquent plus pour saisir les émetteurs. France Inter va s'adapter face à ces petites nouvelles qui la bousculent.
Comme je travaille à 100 kilomètres de mon domicile, je passe deux à trois heures par jour en voiture, ce qui me permet d'écouter " le tribunal des flagrants délires " à midi et " les fabulos " vers 17 heures. Trois allumés (David Grosexe, Robert Lehaineux et José Garcia) venus de la radio FM " Carbone14 ", délirent en direct. Aujourd'hui encore, je me demande qui a bien pu oser imposer des garçons aussi mal élevés sur une station aussi " sérieuse ". Je rêve de retrouver un enregistrement sonore de leurs délires.
Et puis dans le désordre, quelques stars de la grille : Jacques Pradel, disparu, Edwige Antier, mal tourné, l'instit vont bercer nos oreilles.
Aujourd'hui, malgré la toute puissance de la télé, c'est encore la radio qui m'informe et me cultive. Mermet : " là-bas s'y j'y suis ", feu " La bande à Bonnaud ", Jean-Pierre Coffe, Philippe Collin " Panique au Mangin palace ", Kriss " Kriss crumble ", " Monsieur X ", " le téléphone sonne ".
J'aime toujours autant France inter même si je la vois sombrer avec tristesse. Si je pouvais transformer ce lieu en tribune et depuis ce billet, m'adresser à ceux qui nous gouvernent, je leur dirais : Pourquoi chercher à faire de l'audience à tout prix, pourquoi virer les animateurs de gôche, déplacer les émissions les plus intéressantes à des heures impossibles, pourquoi y seriner la vieille et usante antienne libérale ?
Le système économique dispose de tous les leviers. 99% des radios et de la presse, 100% de la télé. Vous ne pouvez pas nous laisser cette radio-là ? On veut bien être des indiens et Inter notre réserve. On vous jure qu'on ne vous fera pas de mal…
La radio, c'est mon bonheur, ma fenêtre sur le monde. Je luis dois, plus qu'à tout autre média, énormément de souvenirs, d'émotions, de joies et de jubilations. (*) On est en pleine guerre froide, les fréquences ne sont pas libres, la radio est un instrument du conflit.
Par Bille
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