Il faut que je vous raconte… C’est une drôle d’histoire en fait, une histoire de brosses à dents ! Dingue !!
En fait tout a commencé alors que j’étais chez B. toute la semaine dernière. Nous avions bien senti que quelque chose se tramait dans la salle de bain, et puis il fallait se rendre à l’évidence, il
y avait des signes avant-coureurs qui ne trompent pas…
Depuis quelques jours B. avait l'impression que les objets rangés la veille sur la tablette sous le grand miroir n'était plus dans le même ordre le lendemain.
Le soir ou B. en a parlé, nous sommes montés dans la salle de bains, sans faire de bruit, les mômes dormaient. Lorsque nous avons poussé la porte, nous avons eu l'impression que quelque chose avait
bougé. On est alors ressortis et on a attendu derrière la porte, convaincus quil se passait quelque chose et bien décidés à en avoir le coeur net.
Puis B. a tout doucement poussé la porte... et ... sous nos yeux médusés, une brosse à dent aux poils noirs et drus était affairée à ranger les flacons de parfums, tubes de crème, boites rondes de
gel, poussant les uns, houspillant les autres, selon une logique qui ne semblait appartenir qu'à lui (elle ?).
Puis la brosse a dents se mit en face de tous ces objets, monta sur un petit écrin de boucles d'oreilles... et chaquun se mit à faire un bruit. Son bruit. Les ciseaux, clac-clac. Les bouchons de
parfum, zgouic-zgouic. Le gel : sloush-flaf.
On était là, scotchés, la bouche en coeur, les yeux comme des soucoupes.
B. murmura "on dirait du Varese"...
"c'est fou ! regarde, la brosse à dents se comporte comme un chef d'orchestre".
B. ajouta d'une voix blanche "Tu sais, ce serait la dernière brosse à dents de
Frank Zappa, je l'ai achetée sur Ebay..."
Dans nos tête flottait la petite phrase "Objets inanimés avez-vous donc une âme ... qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?".
Allez, viens dit B. on redescend, il reste des space-cookies.
Ce court billet constitue ma participation au Sablier du printemps, Jour 2.