Lundi 24 mars 2008
Vendredi dernier à 20h30, Sanséverino était sur la scène de la salle des congrés à Aix les bains, j'étais dans la salle.
J'aime bien Sanseverino. J'aime aussi bien le personnage que l'artiste (Il a soutenu la candidature de Dominique Voynet à Montreuil). J'aime ses textes, tendres drôles, déjantés, humains, un peu fous aussi, toujours légers même lorsqu'il parle de choses graves, comme "à l'enterrement de ma grand mère". J'aime encore plus sa musique à base de jazz manouche ou de big band, hommage à Django ou à Lalo.
Ce soir sa formation était réduite au plus juste.  Sanséverino au chant, à la guitare, au banjo et (un tout petit peu) au violon. Ca, c'est pour le "haut", et, pour le bas, deux trois cymbales actionnées avec les pieds (ou plutôt martyrisées à coup de...).  Sanséverino accompagné en tout et pour tout de deux accordéonistes. Un jeune, bien allumé, bien virtuose, qui accompagne ses trilles d'onomatopées TGV, un moins jeune, plus classique, mais avec tout de mêmes de très belles envolées, aussi agile que les habituels comparses Hervé Pouliquen ou Hervé Legeay à la guitare.
Mais revenons un peu en arrière. Après une première partie bien sympathique assurée par Boule sans son "Caillou", retenu, parait-il, à une invraisemblable fête de famille (évoquée par Boule dans la chanson "la fête à neuneu"). Quelques chansons drôles et tendres, une excellente entrée en matière pour la suite. Pour le retrouver après le concert, Boule nous a conseillé de visiter son site en tapant "site de boule" dans un moteur de recherche... Nan, j'te conseille pas... te bile, pas, j'ai cherché pour toi, c'est . Après une chouette première partie, donc (je m'égare, et fais des phrases trop longues) voilà Sanséverino, habillé en "Chateaubriand", redingote pourpre, gilet, col cassé, lavalière. Inutile de préciser que tout ça a rapidement volé de part et d'autre de la scène. Il est bien agité Stéphane !
Trois quatre chansons envoyées à la file, suivies enfin d'une petite pause bla-bla. Sur la politique, la religion. C'est un artificier Sanséverino. En quelques mots il dynamite deux ou trois sujets. Un vrai clown auussi, il part dans quelques délires, tous azimuts, difficiles à raporter ici, le mieux c'est que tu ailles le voire... La salle est pliée de rire, mais ça dure et ses deux accordéonistes menacent de s'endormir sur leurs pianos à bretelles, alors il abrège à regrets lachant un "j'ai plus envie de parler que de jouer" ! Faux, bien sûr, comme il s'attachera à le démontrer ensuite.
Quelques valses, une série sur le vélo avec une chanson des Wampas, dont j'ai bouffé le nom (de la chanson, pas des Wampas), sur le pirate (Marco Pantani). Puis les accordéonistes s'éclipsent et il fait un étonnant détour par les US avec une géniale série "à la manière de" Johnny Cash, dont la superbe "the boy named Sue", traduite par ses soins. Jouée à la perfection sur une guitare classique.
Il est à l'aise, joue vite, bien. C'en est écoeurant !
Rideau.
Respect des horaires, deux heures trente de spectacle, deux rappels, une salle conquise, Sanséverino ravi et moi aux anges.

La "set list" (sans garantie et avec omissions)
- Les embouteillages
- Les films de guerre
- Swing du nul
- le tango de l'ennui
- le tango des gens
- les sénégalaises
- le dormeur du val
- Anasthasie
- Comment séduire une femme mariée
- j'ai un homme dans ma vie
- exactement
- une chanson des Wampas sur "le pirate"
- 10 jours avant Paris
- Paulette
- Les ouvriers
- la valse à Peggy

Pour la troisième mi-temps, tu as les trois disques, plus plein d'autres ou il participe, un live, le DVD "live au théatres Sebastopol de Lille" et un bon paquet de video sur Youtube, je te laisse chercher, t'es grande, hein ?
Bon, t'as noté, j'ai écrit sept fois Sanseverino et ça fait même pas lourdingue. Si ??? Ah bon :-(
par Bille publié dans : Musique
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