Vendredi 18 septembre 2009
Brice Hortefeux, la collection :

“je ne tolèrerai jamais que des propos racistes ou discriminants soient tenus dans notre pays, d’autant plus par un représentant de l’Etat, quel qu’il soit”. 14/8/2009 à propos du préfet Girot de Langlade.

"Il ne correspond pas du tout au prototype", plaisante M. Hortefeux, en référence à l'origine arabe du jeune homme, avant d'ajouter : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."

Très embetés que des caméras aient pu filmer la scène, qu'un petit malin ai pu mettre la vdéo en ligne à l'insu du ministre, les chiens de garde se sont émus... mais le ministre n'avait-il pas déclaré :

«Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmé. Lorsque vous faites vos courses au supermarché, lorsque vous retirez de l’argent au guichet ou que vous utilisez les transports en commun, vous êtes déjà filmés. Qui cela dérange-t-il ?» lors de son déplacement à Sartrouville, le 9 septembre 2009.
Par Bille - Publié dans : Humeur
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Vendredi 24 juillet 2009

Essayez les bonnes pilules du Dr Machin-Bidule...

... et guérissez de votre presbytie.

(Fait également repousser les cheveux...)

La semaine prochaine nous vous présenterons un produit qui aligne parfaitement le bas des dents.

Avant - C'est moins bien ! Après - C'est mieux, non ?
Avant - C'est moins bien ! Après - C'est mieux, non ?

Loufoque, cet article s'est imposé à moi cet après-midi alors que ma femme se proposait de couper mes cheveux... Il est l'Illustration d'un texte d'Alexandre Vialatte, la statue du client publié dans les dernières nouvelles de l'homme :
"...et prouvant même par là que non seulement le grand produit fait repousser la chevelure mais qu'il rectifie le noeud de cravate, nettoie le col et rase le menton, car, Après toutes ces choses sont beaucoup mieux qu'Avant."
Par Bille - Publié dans : Foutraque
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Samedi 28 mars 2009
Vendredi 14, match de Hockey avec Pat. Julie avait deux places qu'elle ne pouvait utiliser, c'est nous qui en avons profité. Match gagné contre Caen. C'est la deuxième fois que les Bruleurs de loups gagnent une rencontre à laquelle on assiste ... de là à penser qu'on leur porterait chance ? C'est sympa, le hockey, mais on ne voit pas bien ce qui se passe, c'est trop rapide et on ne comprend pas tout. Changement de joueurs, pénalités : pas simple ! On s'est retrouvés comme des cons à gueuler avec les supporters, à se lever de nos sièges au moindre but (merde, là il ne fallait pas, c'est un but adverse) et à faire la "ola" ...

Mardi 24. Concert des WAMPAS à Lyon. Un peu laborieux au début, volume sonore trés elevé, mais quelle energie ! C'est du bon gros Rock'n roll qui tache et ça fait du bien. Ils ont joué une bonne partie du dernier album "les Wampas sont la preuve que dieu existe", et deux trois chansons que j'aime bien : Manu chao et ... m'souviens pu. Après la traditionnelle reprise ils ont joué un paquet de morceaux. La clé de la soirée est peut-être à trouver dans la petite phrase de Didier : "Ben on pourra plus dire que le public Lyonnais est un public de merde". Je ne ressors pas enthousiasmé du transbordeur. Content de les avoir vus, sans plus. Je ne crois pas que je chercherai à les revoir, y a tellement d'autres trucs qui me tentent. Point commun avec le hockey, le public des Wampas est un public de supporters, on a donc crié avec la meute "Di-dier Wam-pas, c'est-le-roi". Mmmmouais...

Vendredi 27 : Larry Carlton à MC2. Fred avait pris des places, mais sa dulcinée étant malade, il m'a proposé de la remplacer, j'ai accepté bien volontiers "mais pas pour tout" l'ai-je prévenu ... C'est très bizarre le jazz : un public absolument silencieux et surtout immobile alors que sur scène ça groovait méchament. Après les Wampas, ça surprend. Compositions mi-jazz, mi-blues, mi-rock (oui, je sais, ça fait pas le compte...), Larry est accompagné de son fils à la basse et d'un batteur. Un toucher de guitare phénoménal, une classe folle, des mélodies acceptables (j'aime pas le jazz moderne), le mec se donne vraiment. Le fiston à la basse est tout simplement énorme ! Même toucher, alliant sonorité délicates puis punchy, vélocité, alternant slap et jeu classique, il a balancé deux ou trois chorus parfaits, le tout dans un volume sonore très agréable. Les chorus plutôt courts demarrant calmement pour se terminer en totale furie ... J'ai moins aimé le batteur qui jouait très bien, mais n'a pas fait dans la dentelle.
Par Bille - Publié dans : sorties
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Vendredi 20 mars 2009

Il n'avait pas envie de partir si tôt ce matin, il aurait plus volontiers prolongé son petit déjeuner. Ce moment ou il est seul dans la maison silencieuse, ce moment hors du temps et des soucis, qu'il savoure égoïstement, avec un soupçon de culpabilité. Mais ce dimanche matin, il faut partir plus tôt qu'habituellement, aujourd'hui, ils vont plus loin. Une bonne heure de route pour deux heures de ski de fond. Il peste intérieurement. Leur sortie habituelle est à trente minutes de la maison, au soleil sans doute, il serait rentré pour le repas familial du midi, et il pourrait lézarder l'après-midi.

Mais les voilà si loin, dans cette vallée grisâtre, vaguement inhospitalière, sous un ciel menaçant, dans une neige prête à fondre. Il est grognon, enrhume, il a peu de forces, le vent est froid, l'endroit désert, ses potes sont en forme, ils le sèment facilement. « mais quel c... pourquoi ai-je dit oui ? ».

Ils sont trois, c'est le nombre idéal pour se chamailler. Deux « extrémistes », a chaque bout du spectre de la mauvaise humeur / mauvaise foi, et un au milieu pour l'équilibre. Les rôles sont redistribués chaque dimanche. Il se chamaillent gentiment et rituellement pour chaque décision à prendre. A gauche ! Non, à droite, c'est plus court ! Plus haut ! Non, pas autant... Aujourd'hui, c'est lui qui est pressé d'en finir. Il joue le "boulet" et finira par obtenir gain de cause.

Son malaise s'évanouit au fur et à mesure que la voiture s'éloigne des pistes. Finalement, c'était pas mal, il a moins souffert que ce qu'il craignait, il est plutôt content de ses muscles et de sa forme. Les deux autres sont satisfaits aussi, l'ambiance devient plus chaleureuse, ils ont faim.

L'un d'entre eux a cuisiné une salade de pâtes qu'ils décident « d'améliorer ». Ils s'approvisionneront au marché du village, juste avant le col. Une bouteille de rouge, du saucisson et de la Clairette, des fruits. Pour le choix du lieu du repas, on réactive le trio « trop près de la route », « trop loin ». Ils finissent par trouver un pré accueillant, chacun ayant lâché du lest, les estomacs ont ramené tout ce petit monde au sens du compromis.

Là, dans l'herbe, le vin et la Clairette aidant, ils rient comme des gosses, heureux d'être ensemble, oubliant leurs soucis : boulot, conjoints, gosses, leur chaude amitié les préservant du désespoir.

Mais pour combien de temps encore ?

Par Bille - Publié dans : Tranches de vie
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Jeudi 19 mars 2009
Aujourd'hui encore nous sommes dans la rue. L'espoir au coeur. Elle vont bien finir par changer les choses, non ? Avec toute la rage qu'on met à defendre une certaine idée de l'économie, de l'humain, de la éducation et de la santé, on va arriver à le faire reculer ce libéralisme vieillot, raccorni, rance a force d'avoir été ressassé par tous ces Parisot, Fillon, Dassault et autres patrons de combat, dogmatiques et arc-boutés sur leur haine de l'état, de l'étranger et du prol ou "pue-la-sueur"...
Grenoble est dans la rue et comme le dit l'excellent titre de l'Huma "Dans Grenoble, il y a Grrr" [Lire l'article]. A Gre, y a pas que le ski, le foot et le hockey qui interessent les gens, des grosses boites sont en difficulté : Caterpillar ferme, HP grogne, Schneider souffre.
La courbe des profits est inversement proportionnelle à celle des effectifs et des salaires, mais quand ceux qui produisent les richesses en auront-ils assez et descendront-ils dans la rue pour que ça change.
Et surtout, quand cesseront-ils de voter pour les représentants de ceux qui les exploitent ?
Par Bille - Publié dans : Humeur
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Mercredi 18 mars 2009
Il attend devant la fenêtre, légèrement anxieux. Elle sont allées chercher le chat chez le vétérinaire. Quelques heures plus tôt, on lui a découvert une blessure et le véto a décidé de l'opérer.
Il se demande si la blessure est grave, si le chat pourra re-marcher. Et si on devait lui ôter ? Il en a déjà vu des animaux à qui il manque une patte... Ils sont fiers et braves, ils font "comme si", mais ils ont ce petit air contrit qui a l'air de dire "chienne de vie".
Il n'aime pas que les autres souffrent, il souffre pour eux, comme s'il devait les décharger un peu. Il est du genre à porter le sac des autres. Plutôt du côté des victimes que du bourreau. Il pense qu'il est un peu con. Tout ce souci pour rien.
D'ailleurs elles arrivent. Le chat est complètement sonné, il est amorphe sur son coussin. Suivent des moments paisibles, au cours desquels rien de sa douleur n'est perceptible. Plus tard lorsqu'il se réveille, il va tituber jusqu'à la porte-fenêtre, demandant à sortir. Il n'en est évidement pas question, il n'est pas en état de passer, dehors, la nuit qui arrive. D'autant qu'il s'est battu. La blessure, c'est un autre chat qui lui a infligée. Et qui sait ce que lui a provoqué ? Pour l'heure, il est bien pitoyable ce fier chasseur d'oiseaux, de souris, de lermuzes et autres araignées les jours de disette ! Mais il veut tout de même sortir.
Alors pour l'occuper, pour le détourner de son instinct, de ce "dehors c'est mieux", pour tenter de le distraire de sa douleur, il le prend sur ses genoux. Et le chat s'endort. Il le caresse, sans provoquer le moindre ronronnement. Bigre... Il restera comme ça un bon moment, jusqu'à ce que l'ankylose de ses jambes, les fourmis dans une fesse, le poussent à aller se coucher.
Il n'a plus peur du ridicule, il va proposer de laisser le chat dormir sur leur lit. Encore une mauvaise nuit en perspective. Ne pas trop bouger, éviter de lui fiche des coups de pieds. Tant qu'il ne se réveille pas, tout va bien.
A deux heures, le chat n'en peut plus, il lui faut un peu d'action ou de quoi remplir son estomac ? Laisse le descendre tout seul, ça te donnera une bonne idée de sa forme, pense-t'il. Pour l'heure, ce n'est que la gamelle qui attire la pauvre bête, alors il remonte se coucher.
Il a bien un moment envisagé de le laisser sortir, mais il comprend que c'est encore trop tôt.
Essayer de dormir et puis on verra bien, s'il miaule trop, il suffira de le libérer. Que faire contre la nature ?
Contre toute attente, il se rendort au beau milieu de pensées éparses et parfois bien incohérentes. Souvenirs lointains des nuits fiévreuses de ses enfants. Des nuits passées à leur ventiler ce front si chaud pour éviter que la fièvre ne leur "cuise la cervelle", les nuits d'angoisse à guetter les convulsions, "dors petit ange".
Avec le chat, ce n'est pas pareil, il n'a pas peur, il est juste "embêté". Il se demande s'il a vraiment envie de vivre dans ce monde ou son chat est mieux traité que des milliards d'humains, et pourtant, il y participe, lui aussi, à cette c....
Par Bille - Publié dans : Tranches de vie
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Mardi 17 mars 2009
C'est un jour de fête. Pour le célébrer, elle s'est faite belle, elle a ressorti, avec un peu de nostalgie, le vieux boxer noir en dentelle, celui-la même qui lui fit tant d'effet. Celui qui lui fit écrire "t'es zobtuze jusko fond du boxer noir en dentelle" Celui des beaux jours, des jours heureux, du temps ou ils étaient amoureux et insouciants. Elle est un peu triste. Encore une année de passée, encore une année sans lui. Mais il reviendra, il le faut, elle y croit. C'est d'ailleurs pas possible autrement. C'était trop fort, c'était trop beau, c'était la vie, c'était le bout du tunnel, le réveil après après ces années de morne hibernation. Il ne peut pas l'avoir abandonnée comme ça, après l'avoir fait rêver, lui avoir fait envisager ce bonheur possible. Il est juste empêché, mais ça ne va pas durer... les amours impossibles, ça n'existe pas, pas vrai ?
Par Bille - Publié dans : Tranches de vie
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Jeudi 26 février 2009
HADOPI - Le Net en France : black-out
Par Bille - Publié dans : Grognon
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Vendredi 30 janvier 2009
Bon, d'accord, on était tous dans la rue hier. 60 000 à Gre. Soit, à la louche, le tiers de la population de la ville. Ou si tu préfères mieux, 10% de l'agglo !
Ce qui veut dire aussi qu'on était en gréve... donc qu'on a perdu des sous.
Tous dans la rue, alors qu'il faisait froid, pour dire NON à la politique de casse  l'Etat et de la fonction publique. Peut-être que chacun y était pour des raisons personnelles (moi, c'était juste pour défiler avec mes copines de la CGT), mais le préavis des syndicats était clair : Arrêt des suppressions d'emplois dans la fonction publique, relance du pouvoir d'achat.
Bon, et maintenant, on fait quoi ?
On reste mobilisés, c'est bien...
On se prépare pour la prochaine : la lutte contre le projet de loi sur la mobilité qui NE DOIT PAS passer, sinon, il ne nous reste plus qu'à attendre, la tête sur le billot, c'est encore mieux...
Ou on se bouge encore un peu plus pour faire tomber ce gouvernement de casseurs, élu par des vieux sur des motifs sécuritaires et qui (les casseurs) essaient de nous faire croire que les français se sont convertis au libéralisme alors que Madelin n'a jamais dépassé 6% dans ce pays...

Si tu doutes, si tu te poses encore des questions, il est plus que temps d'aller voir du côté de ceux qui proposent une vraie alternative au libéralisme :
Moi j'hésite encore... d'autant que je viens d'apprendre une triste nouvelle (Le Monde)

Le magazine mythique français Pif gadget, fondé en 1969 sous l'égide du Parti communiste français et véritable phénomène de presse des années 70-80, a été placé en liquidation judiciaire, a-t-on appris mercredi 21 janvier.

Ce journal dont l'ancêtre "Vaillant" accompagnait l'Huma de ma mère et m'offrait mes premières bandes dessinées disparaît donc. C'est toute ma jeunesse qui fiche le camp...

(Tu constateras qu'il n'y a -comme souvent dans mes billets- aucun rapport entre cette dernière nouvelle et le début du billet... ce texte est donc "total-foutraque". A moins que ... comme dans les paroles d'une chanson de Renaud, le message subliminal que j'essaie de faire passer est  que je suis un "marxiste tendance Pif le chien" ???)
Par Bille - Publié dans : coups de coeur
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Dimanche 25 janvier 2009
Mercredi, je me suis rendu pour la journée à Châlon sur Saône.
On y enterrait le père d'un homme dont je suis cousin mais que je ne connaissais que par mail. On s'est retrouvés il y a peu, grâce à mes propres recherches généalogiques. Il souhaitait depuis longtemps qu'on se rencontre, cette circonstance malheureuse m'a finalement décidé.
Je dois dire que je tiens de mon père un goût très "modéré" pour les réunions de famille... Oui, je sais, ça peut te paraître horrible, mais quand on a été enlevé dans cette ambiance, c'est tout naturel.
Sur un tout autre plan, mais pour la même raison, je n'ai aucun rapport avec la religion. (Ca y est, tu te dis qu'on va encore diverger "grave"...) Il m'a d'ailleurs été impossible de trouver un mot qui caractérise ma position par rapport à ça. Je ne suis ni athée, ni agnostique puisque je ne crois pas, mais je ne nie pas non plus. Les mystères de la création, la raison de notre présence sur cette planète, la mort, toutes ces choses pour lesquelles il (dieu) semble avoir été créé pour apporter les réponses, rien de tout cela ne me tracasse, j'attends patiemment les explications de la science, et ça ne me gène pas de mourir avant de savoir. Je n'ai aucun besoin de dieu dans ma vie, et un peu troublé par un couple de chrétiens de nos amis qui se demandaient comment je pouvais vivre sans croire en dieu, j'ai parfois désespérement mais vainement cherché à quoi la religion pourrait bien me servir ...
J'ai peu d'imagination, pas vrai ?
Mais revenons à nos moutons.
Mes ancêtres paternels étaient originaires de Bourgogne. Ce n'était pas la première fois de ma vie que j'y mettais les pieds, mais au moins, cette fois, je vais m'en souvenir.
J'ai découvert avec plaisir trois des villages ou sont nées les cinq générations d'ouvriers agricoles dont je suis issu.
Mes recherches généalogiques ayant démarré avec la prise conscience que j'ignorais tout de l'histoire d'un quart de mes ancêtres.
Dans ma jeunesse, mon père et ma grand-mère ne me parlaient que de nos ascendants maternels. Mon grand-père, lui ne parlait pas, se contentant de quelques mimiques, prenant des airs "entendus" parfaitement indéchiffrables.
Ma grand-mère, maitresse-femme, s'était fâchée sans raisons avec toute la famille de son mari, il était donc pratiquement interdit d'évoquer "ces gens là". Sujet tabou, à tel point que le grand-père, gendarme, n'a pu voir sa mère et sa soeur qu'à l'occasion de ses déplacements professionnels et qu'il se gardait bien d'en parler à sa femme. Quand à moi, j'ai donc vécu dans l'ignorance totale de mon arrière-grand mère qui est morte en 1964, alors que j'avais dix ans, de la soeur de mon grand-père et de toute sa descendance. Voila qui est réparé, comme un pied de nez à la méchanceté inutile de "mémé Paris".
Ce voyage et cette rencontre ont donc réactivé chez moi la fièvre des recherches généalogiques. J'ai ressorti tous les documents que j'avais glanés il y a une dizaine d'années, les relisant pour y trouver des détails, des indices qui m'auraient échappés la première fois. Pour l'instant, rien de bien probant.
Je retournerai donc dans la région, à l'occasion des vacances, pour visiter cimetières, registres paroissiaux et services de l'Etat civil.

Je me demande si nos ancêtres imaginaient qu'un jour, leurs lointains descendants feraient des recherches pour retrouver une (maigre) partie de leur histoire personnelle.
Mon arrière grand-mère était porteuse d'un très lourd secret qui nous a été révélé une quarantaine d'années après sa mort. Je suis persuadé qu'elle était seule à le porter. J'en veux pour preuve, sur les rares photos d'elle, ce regard terrible qu'elle pose sur le photographe ou l'objectif. J'interprète évidemment à la lumière de ce que je sais. Et je me pose des tas de questions. Comment a-t-elle fait pour vivre si longtemps avec son secret. Au moment de sa mort, ii elle en a eu conscience, a-t-elle ressenti le soulagement de la délivrance "maintenant le secret part avec moi" ? ou a-t-elle ressenti de l'angoisse à l'idée que personne jamais ne saurait ?
Une banale recherche généalogique ne nous met pas à l'abri de trés désagréables découvertes, et je suis désormais très conscient de ne pas encore avoir "tout vu", comme on dit.

Je suis très impressionné par la révélation d'un secret dont on aurait pu dire pendant quarante ans que mon arrière-grand-mère l'avait emporté dans sa tombe.
Par Bille - Publié dans : Humeur
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